Les élus de la majorité sont en effet contrariés : non pas, comme vous le prétendez, suite à mes propos tenus lors de la proclamation des résultats de
l’élection présidentielle et lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945, propos qu’ils ont tous appréciés (si si, ils me l’ont affirmé !), mais de la malhonnêteté avec laquelle
vous les rapportez auprès des Achérois !
Vous avez le droit de ne pas apprécier mes discours, mais pas celui de les dénoncer comme des « appels à la violence ». Voyons, du calme, Madame !
Certes, toute vérité n’est pas toujours bonne à entendre, mais de grâce, n’essayez pas de troubler les Achérois en essayant de traduire mon appel à battre la droite et à respecter notre histoire
et ses héros en propos haineux. Peut-on encore s’exprimer sans être accusé de diffamation ? Sommes-nous toujours en démocratie ?… La reproduction ici-même de mes 2 interventions
rétablira la vérité. Par exemple, entre comparer Nicolas SARKOZY à un pétainiste et dire qu’il prône des valeurs pétainistes, il y a nuance… Ce faisant, je ne faisais que citer le COMITE
de VIGILENCE sur les USAGES de L’HISTOIRE composé de respectables universitaires ! Vous vous rappellerez que j’ai lu, le 8 mai, la dernière lettre de Guy Môquet… Que Nicolas Sarkozy en fasse
autant le jour de son investiture, c’est justice. Mais comment l’image lumineuse de ce jeune communiste peut-elle se marier avec la conception de droite de la nation, excluant les
étrangers ? L’histoire ne se pille pas à fin de se faire consacrer…
En outre, puisque vous comparez mes interventions à celles du nouveau chef de l’Etat, vous conviendrez aisément que les expressions « passer la banlieue au
karcher » et « éliminer la racaille » ne sont pas de mon côté !
Et oui, c’est parce que suis fier d’Achères commune pour la Paix que l’élection de Nicolas SARKOZY m’inquiète. En voyage aux Etats-Unis à l’automne 2006, n’a-t-il
pas estimé que l’attitude de la France concernant la guerre en Irak avait été marqué par « l’arrogance » et ne vient-il pas de désigner comme ministre des affaires étrangères Bernard
Kouchner qui fut parmi l’un des rares français à ne pas condamner l’invasion de l’Irak?
Au monument aux morts, au moment où le futur président snobait les cérémonies du 8 mai 1945 pour s ‘évader à Malte sur un Yatch de milliardaire, il était
également important de rappeler ses propos inquiétant sur la « repentance » et l’histoire de la France.
Tout autre fut l’attitude courageuse de Jacques CHIRAC avec son opposition contre la guerre en Irak en 2003 et la reconnaissance, le 16 juillet 1995 au Vel’d’Hiv,
de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs vers les camps d’extermination nazi : Gestes forts à verser au crédit du président sortant marquant une vision de la société
profondément différente de celle de son successeur..
Quant à vos références à mon idéologie dogmatique et sectaire, je laisse les Achérois juges : ils savent que, sans renier mes idéaux et choix politiques, je
mets mon énergie à leur service sans brandir quelque drapeau que ce soit !
Espérant que vous aurez dorénavant à coeur de respecter mes propos, sans diffamer,
Je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations.
Alain OUTREMAN, maire d’ACHERES
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